…vous aussi

Les CNP de Lyon ont toujours su apporter une diversité culturelle cinématographique à la ville Lumière et a toujours été un lieu de référence des étudiants de cinéma à Lyon. Il est très difficile d’imaginer une Ville telle que Lyon, qui est censée être un exemple de diversité cinématographique, privée des CNP, qui représente un apport culturel important à la ville, contribuant ainsi à son rayonnement national.

Lockmen Chekki

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Lyon est la ville qui a vu naître le cinématographe en 1895… Avec une meilleure gestion du patrimoine culturel, elle aurait pu devenir l’une des capitales mondiales du cinéma… Mais maintenant, au lieu de ça, les (trop) rares cinémas art et essai sont menacés de disparition. C’est une honte!

Valérie Carmouze

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D’autant plus inquiétant pour l’avenir des autres salles CNP.
Ceci n’est qu’un nouvel épisode d’une mort lente. A l’heure où le grand Lyon organise un festival pour célébrer l’Histoire du Cinéma, il devrait d’abord protéger son patrimoine. Tout particulièrement représenté par le CNP Odéon, une des très ancienne et très belle salle d’exploitation lyonnaise.

Olivier Leculier

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Je trouve très regrettable que la salle de l’Odéon ait été démontée de la sorte, c’était une salle qui avait un cachet particulier et tout à fait intéressant.
Plus généralement, j’ai un attachement particulier aux CNP où j’ai vécu des moments forts sur le plan cinématographique, et qui ont accompagné ma découverte du cinéma, plus que d’autres salles de Lyon.
Un souvenir très fort c’est le festival de cinéma soviétique qui a dû être organisé vers 1976 ou 1977 : j’étais au lycée, j’étudiais le russe, et j’ai vu beaucoup de films lors de ce festival, dont Le Miroir de Tarkovsky qui m’avait éblouie, un film de Nikita Mikhalkov (Platonov je crois, c’est un peu flou maintenant), et L’Obier rouge de Choukchine. C’étaient réellement des moments privilégiés.
Ensuite en 1979/1980, étudiante à Lyon, je me souviens que j’allais à la séance de 14h et ensuite je courais à un cours d’allemand où j’arrivais régulièrement en retard.
Je crois que j’ai vu Le Graphique de Boscop quand il est sorti, et j’ai été témoin de la folie que ça a été.
Ensuite je suis partie à Paris, j’ai écrit un mémoire sur le cinéma soviétique lors d’une année d’étude passée à Moscou, et lorsque je suis revenue à Lyon, des années après, j’étais ravie de retrouver les CNP, tels qu’en eux mêmes, de découvrir que Le Graphique de Boscop passait toujours (mais je ne l’ai pas revu).
A propos de ce film, une amie m’a raconté que c’était son test de vérité quand elle rencontrait un nouveau copain : elle l’amenait voir Le Graphique de Boscop, et s’il riait c’était OK, sinon c’était fini.
Quand je pense à la magie du cinéma, et en particulier au petit bruit de craquement qu’on entend en général juste avant que la bande son ne commence, c’est toujours à vos salles que je pense, toutes en noir, au bout de portes et de couloirs.
Je suis très attachée à votre programmation car de nombreux films ne passent que dans vos salles, et on ne pourrait pas les découvrir autrement. Par ailleurs je pense qu’effectivement les CNP font partie du patrimoine Lyon.
Par contre, ces dernières années je me faisais la réflexion que les salles vieillissaient beaucoup, que l’été, en pleine canicule, il fallait être bien motivé par le film pour les choisir. Si voir ces cinémas « immuables » me touche en me rappelant des moments merveilleux de ma jeunesse, et ne me gêne pas plus que ça, cela peut par contre rebuter bien des spectateurs. Depuis l’ouverture de l’Institut Lumière ou du Comœdia, il y a maintenant des salles très confortables qui ont une programmation intéressante, et une politique tarifaire attractive.
Si on est réaliste, il est certain qu’il faut investir et remettre en état vos salles. Je ne sais pas comment on peut soutenir un projet viable pour que les CNP retrouvent un nouveau souffle, mais je trouverais vraiment triste qu’on laisse vos salles péricliter.
Cordialement,

Cécile Junelles

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Depuis janvier 2009, la programmation des CNP m’ a permis de voir 27 films…

Dominique Bertholon

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Ces pratiques sont scandaleuses. Toutes ces structures devraient fonctionner sur un mode associatif encourageant la cogestion avec les salariés ou sous forme de scop. Depuis des 10aines d’année, les politiques françaises visent à liquider le patrimoine national. Ce ciné fait partie de l’histoire de Lyon.

Régis Ruch

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Non seulement la fermeture de l’un des derniers cinemas indépendants de Lyon est dommageable pour la culture cinematographique des Lyonnais mais les moyens mis en œuvre pour fermer la salle alors que tout le monde est en congés est totalement écœurante et nous rappelle un peu trop les méthodes politiques actuelles !! Bon courage, je vous soutiens a 200 % et comprends votre rage, c’est aussi celle de tous ceux qui aimaient tant votre salle, les films en VO, independants, sans pub, sans pop corn…

Frédérique Negrignat

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Je suis prêts à donner de ma personne pour que (re)naisse le cinéma;
Sur une forme ou sur une autre.
J’y suis attaché. Vive l’esprit et l’odeur du CNP Odéon.
Amicalement.

Denis de Montgolfier
Journaliste d’indignation

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L’existence des cinémas indépendants sur Lyon, quels qu’ils soient, est un atout culturel considérable. Leur disparition obligerait le spectateur à ne fréquenter que les multiplexes, avec un choix de films limité aux blockbusters petits, moyens ou grands avec, comme seule alternative, le recours à la pratique individuelle du DVD.
Les salles indépendantes doivent être préservées, qui plus est dans une ville qui se flatte d’avoir été l’un des berceaux du cinéma.

Gérard Guipont

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La fermeture de l’Odéon me contrarie beaucoup ; j’affectionnais ce cinéma dans lequel, à mon goût, je ne me rendais pas assez souvent, bien que ma prise régulière des « cinq places » m’y encourageât.
Par ailleurs, comptant aller voir, ces jours-ci, Singularités d’une jeune fille blonde (Manoel de Oliveira), film encensé par la critique, je m’inquiète quelque peu car je me rends compte que ce pourrait être la dernière fois que j’entre dans un CNP…
Allant, finalement, peu au cinéma, je crains, si les CNP venaient à fermer, de ne plus y aller du tout ! Et cela serait sûrement très regrettable, non pas tant pour moi mais pour les Lyonnais qui veulent voir d’autres films que ceux programmés dans les salles de centre-ville (Pathé Bellecour & Cordeliers) et dans les multiplexes alentour.
Cordialement,

Christophe Rollin

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Je trouve le procédé odieux et très dommageable pour le devenir du cinéma d’Art et d’Essai à Lyon et pour la culture en général. L’Odéon avait pour moi toute sa place sur la Presqu’île, par sa programmation et parce qu’il offrait un lieu très différent des complexes qui envahissent le paysage aujourd’hui.
Il est vraiment très important de se mobiliser.

Isabelle Boutigny-Vergne

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Il est proprement scandaleux de traiter les personnes et les lieux comme cela a été fait dans le cadre de la fermeture du CNP Odéon de Lyon. M. Moravioff s’est comporté comme ces patrons voyous qui vident leurs usines pendant les congés estivaux pour les délocaliser en Chine ou ailleurs. Ce n’est pas parce que l’on possède le capital que l’on a le droit de considérer les gens comme des objets, ou pire des mouchoirs jetables. Si la survie des deux autres entités ne dépendait pas de la présence des gens, je boycotterais volontiers les cinémas appartenant à un tel personnage.
Le cinéma serait-il devenu une marchandise comme les autres, où seul le profit est en jeu ? Il ne me semble pas que ce principe appartienne à la philosophie de ceux qui ont créé les CNP. A quand les pop-corn et le Coca-Cola, en vente dans ce type d’endroits ?

Chantal Thoinet

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Je soutiens de toutes mes forces votre combat. L’art ne doit pas être une marchandise. La culture est la base de l’ouverture d’esprit, c’est grâce à elle que les individus peuvent rêver à des lendemains meilleurs.
Je ne serais pas à la manifestation avec vous, c’est le 65ème anniversaire de la libération de Lyon dans le 8ème et la mémoire fait elle aussi partie de la culture. En plus de cette atteinte à la possibilité de voir autre chose que des films commerciaux, il y a l’aspect humain du travailleur mis sur le carreau, ce qui est inadmissible.

Evelyne Pascal, retraitée syndiquée CGT et adhérente de l’Association nationale des « Anciens combattants de la Résistance ».

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Je partage votre indignation quant aux méthodes pour le moins méprisables utilisées par votre employeur. On ne peut pas dire qu’il brille par son courage !!
Comme bien d’autres qui n’ont pas envie de se retrouver dans ces immenses salles de cinéma, qui souhaitent une programmation de qualité, je suis inquiète pour l’avenir du cinéma indépendant des grands circuits. J’espère que les voix qui s’élèveront samedi seront largement entendues pour permettre de lever la menace qui pèse sur les autres CNP lyonnais.
Je suis de tout cœur avec vous

Annick Traclet

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L’annonce de la fermeture de l’Odéon m’a glacé le sang, je ne peux tout simplement pas regarder les photos que vous publiez ici… J’ai quitté Lyon il y a longtemps, mais je ne serais pas ce que je suis sans les CNP: c’est l’une des institutions informelles les plus essentielles dans cette ville. Ils ne doivent pas disparaître. C’est une responsabilité fondamentale des pouvoirs publics les sauvegarder s’ils veulent qu’un peu de culture vivante et accessible, ouverte sur l’extérieur, subsiste à Lyon. Si l’Odéon devient une boutique Prada, tout sera dit sur ce qu’est la culture dans cette ville. De tout coeur avec les personnels: bravo pour l’occupation, et courage !

David Tuaillon

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Résistons ! Osons, osons dénoncer…C’est un droit et notre devoir….On veut du cinéma de réflexion, des cinéma qui nous propose du rare, du beau de l’unique, de la singularité !!!

Aïcha Riffi

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Un jour, je suis tombée sur un sondage qui demandait aux gens quel était leur endroit préféré de toute la ville de Lyon. Ma réponse s’est imposée comme une évidence : le balcon du CNP Odéon. J’en ai pleuré en voyant les photos de la salle vidée.

Marie Marten

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Je m’étonne de cette façon de procéder et j’apporte toute mon indignation et mon soutien concernant cette fermeture. J’aimais beaucoup cette salle et j’apprécie énormement la programmation des CNP et des autres salles qui nous présentent des films de qualité et nous permettent d’être un peu moins bêtes.

Christiane Vignalou

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Bonjour,
Comme beaucoup (je l’espère), je suis peinée et extrêmement déçue par la fermeture de l’Odéon, l’un des seuls cinémas de quartiers encore en activité qui apportait une programmation, une atmosphère et une ambiance d’une qualité aujourd’hui devenue rare.
Je ne pourrai être présente ce samedi 5, mais j’espère que nous ne verrons pas bientôt arriver la fin des CNP !

Aurélie Montagnon

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Bonjour à tous,
Quelle triste rentrée que de voir comment, pendant les vacances, les employés des CNP et nos cinémas sont traités…
Que vivent longtemps tous les cinémas d’Art et Essai, et surtout gardons notre liberté d’expression ; chose qui semble de plus en plus difficile par les temps qui courent.
Fraternellement votre

Florence Hospital

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Depuis quand les patrons de cinéma se comportent-ils comme ceux de moult entreprises qui ont fermé depuis quelques mois ? C’est à dire comme des voyous ! On déménage matériel de projection et fauteuils subrepticement durant les congés d’été et l’affaire est dans le sac.
Je proteste face à la fermeture de cette salle qui avait du cachet et une programmation de grande qualité.
Monsieur Moravioff est en train de brader une partie du patrimoine cinématographique lyonnais car cette salle en fait partie .
NON au démantèlement du CNP Odéon ! Soutien entier à ses salariés !

Pierre Laroussinie

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Stupeur en rentrant de vacances, je passe devant le CNP et j’apprends cette nouvelle sordide, tout d’abord pour le mépris envers le personnel de l’Odéon et ensuite pour la culture cinématographique en général et les cinéphiles que nous sommes, à vouloir autre chose que la « soupe » qui peut nous être proposée par ailleurs !!!!!!

Béatrice Gailliout

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De la Haute Savoie, je vous fait part de mon soutien dans la lutte que vous menez concernant le CNP Odéon.
Lyonnaise encore jusqu’à l’année dernière, j’étais abonnée depuis de très longues années au CNP, constitutif de l’identité de la ville.
Un cinéma que l’on ne voit pas ailleurs, une ouverture sur le monde.

Gisèle Rollet

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Bonsoir. J’essaye de suivre cette affaire autant que faire se peut — entre le travail et les comptes à rendre de partout. Il va de soi que je soutiens votre mécontentement, et la volonté dont vous faites preuve pour ne pas vous laisser marcher dessus. J’admire la façon dont vous avez pris à bras le corps cette injustice, et la force avec laquelle vous faites parler de vous pour ne pas laisser mourir ce cinéma (un de plus…). Qu’il est loin le temps où les passions cinéphiles étaient (souvent) une affaire de combat, où rien n’était acquis d’avance… Il est important de faire comprendre aux citoyens et aux politiques que le cinéma n’est pas qu’un divertissement commercial, mais aussi un art périlleux. J’espère que la journée de samedi n’aura pas uniquement une odeur de nostalgie, mais au contraire donnera un nouveau souffle à ces « passions cinéphiles », et que l’on pourra à nouveau transmettre le virus de la cinéphilis, avant qu’un autre pas très loin de nous arrive…

Daniel Gabrion

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Lyon s’est portée candidate comme capitale culturelle ! Quelle ironie, après l’Ambiance voici le CNP Odéon sans parler des soucis du cinéma Opéra, quand on voit comme elle traite ses cinémas on s’interroge ! Bizarre de se vanter d’un nouveau Festival du Cinéma du Grand Lyon et de laisser mourir ces relais si fabuleux que sont ces salles.

Corinne Maulard

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La méthode employée pour fermer le CNP ressemble plus à un patron voyou qu’à un gestionnaire d’équipement culturel. C’est une accélération de la désertification de l’offre cinématographique dans le centre-ville, après la fermeture de l’Ambiance il y a quelques années. C’est le lent glissement qui nous fera tous aller voir des films en banlieue dans des complexes ou le pop-corn sera inclus dans le prix du billet obligatoirement.
C’est encore une victoire du libéralisme qui considére que le cinéma est une marchandise et non un art.
Au fait qu’en pense notre maire ?
Bon courage

Michel Jacques

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La méthode est tellement révoltante et basse qu’elle se passe d’elle-même de commentaire. La presse nous parle de la prolifération des colères de salariés montés sur bonbonne de gaz, mais pas assez de celle de ces patrons voyous qui subtilisent l’outil de travail de leurs employés.
Quant à la politique de la ville, j’en viens à me demander pour quelle idéologie j’ai voté. Tout un quartier vendu au luxe dont les loyers exhorbitants à tué la vie du quartier.. on ne va pas au cinéma dans les hautes sphères?
La plus vieille salle de Lyon et l’histoire cinéphile qui s’y rattache aurait dû être traitée avec un égard particulier par la Mairie !! A l’heure où Lyon s’affiche comme la ville « Lumière », il semble donc que seule la vitrine brillante importe à nos élus, de la fête du 8 décembre, aux jolies berges du Rhône et bientôt ce 1er Festival Lumière dont le thème principal est l’Histoire du cinéma (mais pas des salles historiques qui s’y rattachent !?)
On croit rêver devant tant de contradictions; et pendant que la vitrine nous éblouit, dans la nuit caniculaire d’un mois d’aout la vraie vie fait son dernier tour de piste piétinant au passage les hommes des salles obscures ..
Pour qu’ils ne restent pas des ombres, rejoignons les nombreux le 5 septembre pour soutenir leur action en pleine lumière !
Je ne peux m’empêcher d’évoquer la dernière affiche du cinéma Ambiance avant sa braderie commerciale: « La diable s’habille en Prada »…et vous messieurs les élus ? Un peu de diversité que diantre !

Sylviane Sofia

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Ami(e)s du CNP,

Il n’y a pas un de mes nombreux séjours à Lyon qui n’ait été éclairé d’une séance de cinéma dans l’une de vos salles. Il y va pour moi des CNP comme d’autres offres culturelles incontournables de cette belle ville. Je suis très choqué de la brusquerie et de la violence qui vous sont faites dans la fermeture de l’Odéon.

Je ne serai pas à Lyon le 5, mais reste de tout cœur avec vous et diffuserai toutes informations utiles le cas échéant.

Votre dévoué
Jacques Gomez

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En vertu de mon statut d’étudiant en Art du spectacle et de mon penchant pour le cinéma institutionnellement classé Art et Essai, je fréquentais le CNP Odéon avec une grande passion et un plaisir continuellement intact. J’y ai vu, entre autre, les fabuleux films La Vie moderne, Un Conte de Noël, Etreintes brisées, Morceaux de conversation avec Jean-Luc Godard, Le Point de non-retour, Conversation secrète et Le Privé. La qualité de projection, le confort discutable des fauteuils, l’architecture quelque peu désuète des locaux prêtaient au lieu un charme suranné que le temps n’atteignait pas. Reclus entre deux ombres de magasins de luxe, le CNP Odéon trônait comme le bastion d’une cinéphilie résistante, serti dans un quartier aux devantures clinquantes, lui si discret, et pourtant tellement plus riches de mondes divers.

Il aura fallu la saloperie d’un patron et la lâcheté d’une politique urbaine pour que ce que d’aucuns rappellent être « le plus vieux cinéma lyonnais » disparaisse. Il faut hurler cette infamie puisqu’à l’instar de la maxime hugolienne — « Une école qui ferme est une prison qui ouvre » —, chaque cinéma qui ferme, d’autant plus lorsqu’il est de l’importance culturelle du CNP Odéon, est une ouverture d’esprit et de cœur qui se clôt.

Les rumeurs vont déjà bon train, le prochain sur la liste serait le CNP Terreaux. Si cela venait à arriver, ce ne serait pas des actions culturelles qu’il faudrait mener, comme cela se fait docilement à Paris, mais une véritable guérilla, à l’image de ce qui se trame dans le dernier Wakamatsu, United Red Army. Pendant que ferme le CNP Odéon, des Pathé et des UGC germent sans vergogne, affirmant de plus en plus l’analogie du cinéma avec un produit cosmétique de consommation.

Je ne pourrai pas être présent le 5 septembre sur Lyon malheureusement mais je vous adresse mon plein soutien, promettant de passer vous voir dès que je serai sur Lyon.

Flavien Poncet

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Bonjour,

Je vous transmets mon maigre soutien par le biais de ce courriel. Je suis actuellement bien loin, au Québec, et ne pourrais donc pas participer d’une autre façon aux actions de soutiens.

Je voulais juste dire que le CNP est depuis longtemps ma référence en termes de cinéma à Lyon. J’aimais y aller, j’ai de très bon souvenir particulièrement dans la salle de l’Odéon. Je suis à Montréal depuis un an, bientôt de retour à Lyon et je suis très triste de savoir qu’il va manquer quelque chose dans ma ville. On s’attend toujours à des changement quand on s’absente un temps, pas forcément des bons. Mais là je suis vraiment surpris, outré, déçu. J’espère de tout coeur que les actions menées vont permettre de sauver le plus possible de ces salles indispensables.

Martin Desbat

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En tant que fidèle spectateur des CNP depuis maintenant 10 ans, mais aussi en tant que projectionniste et donc concerné de près par les mutations parfois dramatiques, comme c’est le cas aujourd’hui, de l’exploitation, je vous apporte tout mon soutien et vous souhaite bon courage pour la journée d’action du 5 septembre, à laquelle je ne pourrai malheureusement pas prendre part, projectionnisme oblige.

Gildas Meslin

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Bonjour !

Ancien Lyonnais, j’ai eu la chance de découvrir le cinéma grâce au patient travail des salles d’Art et d’Essai de Lyon (le cinéma Saint-Polycarpe, le Sully, le Chanteclerc, le Saint-Denis… et bien sûr les CNP). Je suis consterné par la nouvelle de la fermeture, de surcroît dans de telles conditions d’irrespect des salariés comme des spectateurs, du CNP Odéon.

Comment de telles procédés, que l’ont croyait réservés, en les déplorant, à certains patrons peu respectables de l’industrie, peuvent-ils être utilisés dans l’univers du cinéma ? Voilà une énigme à résoudre. Vivons-nous désormais dans un pays où la culture peut être traitée ainsi ? A-t-elle tant perdu de sa valeur aux yeux de nos élus et de nos dirigeants ?

Vivant désormais loin de Lyon, je ne pourrai me joindre à vous pour votre journée de mobilisation mais soyez sûr que je suis de tout cœur avec vous et cette initiative citoyenne !

Benoît André

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Bonjour

J’ai presque découvert le cinéma dans les salles du CNP. J’y vais depuis que je suis en âge de choisir les films que je veux voir, tout de suite après que mon cinéma de quartier, le Chanteclair, fut fermé. Alors d’entendre que le CNP est menacé, que sa plus belle salle est déjà fermée, et qu’il ne va nous rester que les multiplexes-popcorn à films prémâchés, me fait bondir.

Soyez assurés de mon entier soutien. N’hésitez à m’informer, me solliciter, je sortirai les pavés s’il le faut.

Fabien Mentalais

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Bien qu’ayant déménagé de Lyon aujourd’hui, je souhaite témoigner mon soutien aux équipes des CNP de Lyon.

Pour une ville aussi importante que Lyon, les salles dédiées au cinéma d’Art et Essai sont déjà sous-développées…

Je suis révoltée d’apprendre la fermeture de l’Odéon (dans de telles conditions qui plus est). Je tiens alors à faire part de mes coordonnées en vue d’une éventuelle pétition

Adèle Grépinet

Résistance à l’oppression oblige !

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On connaît suffisamment bien les dangers que font courir toutes les grandes surfaces de distribution de biens alimentaires ou autres en entretenant l’illusion des prix d’achat moindres et en favorisant la surconsommation inutile. Il n’y a que l’idéologie ultralibérale pour nous prendre pour des usines à consommer n’importe quoi. Nous soutenons l’idée d’un autre mode de vie. C’est pourquoi dans le domaine de la culture et du cinéma nous apportons notre soutien indéfectible à tous ceux qui comme vous prennent les spectateurs au sérieux. Longue vie et courage au Collectif de soutien aux CNP

René Constans

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On ne peut pas non plus tout laisser faire sous prétexte économique. De plus,la méthode utilisée est une méthode de voyou et de lâcheté. Il existe forcément une complicité pour que les événements se produisent ainsi. Je comprends également l’écœurement des employés mais beaucoup moins le silence des administrations et en particulier de la ville de LYON. C’est plus qu’un symbole qui disparaît mais une pierre que l’on extrait de sa source pour être jetée dans l’immensité de la déconsidération et du mépris d’une partie de la culture et du patrimoine lyonnais.

Bruno

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Quel dommage que ce cinéma ferme, et peut-être à terme tous les autres CNP. Les films proposés étaient moins commerciaux et permettaient de voir des films plus culturels, projetés nulle part ailleurs, et de plus en version originale. Que nous restera-t il, l’Astoria, la Fourmi et le Comœdia ? Mais combien de temps pour ces deux derniers ? J’espère que cela ne se fera pas, sincèrement j’appréciais vraiment tous les films proposés. Il faudra à terme nous contenter de multiplexes qui ne proposent que des films commerciaux, grand public et peu consistants! Courage je suis de tout cœur avec vous !

Evelyne Ivanov

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Il faut dénoncer les méthodes de voyou lâche du PDG des CNP. Mais aussi dénoncer les politiques nationaux qui ont laissé l’exception culturelle être une coquille creuse, et les politiques locaux qui tuent sans le dire le cinéma indépendant à Lyon. La ville ne pouvait-elle pas exclure le CNP Odéon de la vente du quartier Grolée à une multinationale américaine (Cargill) ? L’autorisation d’ouverture de nouveaux multiplexes aux 4 coins de la ville n’était-il pas une façon de faire entrer le loup dans la bergerie ?
C’est bien de fêter le cinéma de patrimoine. Mais c’est le cinéma indépendant d’aujourd’hui (et les salles pour le distribuer) qui sera le patrimoine de demain…

Pierre Suchet

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Et des centaines d’autres témoignages reçus…merci !