Se souvenir de demain
5 novembre 2009 | Les employés des CNP
Bonjour à tous,
Suite à notre précédent message, certains semblent s’inquiéter de la situation dépeinte et se demandent dans quelle mesure ils peuvent agir. Alors, effectivement, tant que Galeshka Moravioff en sera propriétaire, il y a fort à parier que l’avenir du CNP ne sera qu’une lente agonie avant sa fermeture plus que probable. Face à notre pdg et ses agissements, puisque nous sommes dans le cadre d’une société privée, il n’y a que nous qui puissions réellement agir (et lui nuire) en faisant valoir nos droits, afin qu’il récolte les fruits de son œuvre. Et c’est ce que nous nous employons à faire par la voie légale.
Cependant, dans l’hypothèse d’un rachat du CNP ou de la création d’un nouveau lieu dédié au cinéma d’art et essai, les spectateurs dans leur ensemble peuvent avoir un rôle à jouer. Des réunions du collectif de cinéphiles était née une idée aussi simple que pertinente, témoigner de son attachement au CNP (et à sa proposition artistique) d’un simple post-it sur lequel figurerait un réalisateur, un acteur… découvert dans ces salles – ou une anecdote personnelle relative aux lieux. Avec pour but d’en recouvrir les murs et de redonner un peu de vie à ses tristes murs, en y affichant l’histoire du CNP qui s’est écrite à travers vous. Aussi, ce serait l’occasion de conforter de possibles futurs acquéreurs/entrepreneurs de l’existence d’un véritable public, et ce d’une façon plus visible et ludique que notre actuelle pétition. Pour éviter que les souvenirs ne deviennent regrets.
Personnellement, au CNP, j’ai découvert Tariq Teguia (Inland) et travaillé avec des personnes dont j’ai beaucoup appris. Et dont j’espère continuer à apprendre.
A vos post-it, donc !
Cordialement,
les employés du CNP.

2 Réponses à “Se souvenir de demain”
Pourqoi les salariés ne rachèteraient-ils pas le CNP en créant une coopérative?
Par Muriel Chandanson le 13 nov 2009
Bonjour,
En ce qui concerne les deux sites encore en activité, leur propriétaire, Galeshka Moravioff, a déjà eu des offres de rachat : un devoir de réserve m’incline à ne pas indiquer précisément la somme minimale qu’il demande, mais elle est très, très, TRES supérieure à celle que les salariés (dont une dizaine a d’ores et déjà été licenciée) pourraient rassembler. A plus ou moins longue échéance, d’autres scénarios sont envisageables pour donner une continuité aux CNP et à leur irremplaçable proposition cinématographique (je parle de celle qui prévalait avant le déclin irrémédiable que M. Moravioff a fait subir à ces salles, et la honteuse mise à pied de son programmateur Marc Artigau), malheureusement pas celui que vous évoquez, aussi séduisant soit-il…
Cordialement.
Par Jean-François Buiré le 15 nov 2009